« Investir dans la paix » Telle a été la thématique pour cette 45e édition de la Journée internationale de la paix. Insufflés par le désir de changer positivement une réalité calquée sur des crises à répétition, les acteurs humanitaires se sont réunis dans une conférence où le partage d’expérience était au cœur de la rencontre. Entre le partage des succès, réalisations et surtout des grands défis encore persistants malgré les efforts déployés, la recherche de la paix s’est placée au centre des discussions.
Dans sa présentation marquant l’ouverture des échanges, International Alert, qui est l’un des acteurs actifs dans la construction de la paix, a partagé le lien indissociable entre la justice et la paix, estimant qu’aucune paix ne peut être possible sans véritable justice. Le maître John Kazembe, chef du projet Accès à la justice, a tenu à soulever l’importance des moyens alternatifs de résolution des conflits, notamment les dialogues et médiations communautaires, comme facteurs essentiels de cohésion sociale, pour ne citer que ceux-là. Cependant, il a tout de même tenu à rappeler, et sans langue de bois, la nécessité pour les acteurs qui travaillent dans la consolidation de la paix de jumeler leurs efforts pour s’attaquer aux causes profondes de la violence, pour espérer couper court au caractère redondant du conflit qui secoue l’est de la RDC depuis autant d’années et éviter de se limiter à ne traiter que les effets de celle-ci.
Dans la poursuite des échanges, des principes humanitaires, la localisation de l’aide humanitaire et autant d’autres sujets ont été abordés. C’est dans ce cadre qu’HROC RDC, représenté par son coordonnateur, en tant que membre du panel, a tenu à rappeler aux acteurs présents le bien-fondé de la redevabilité communautaire comme facteur de consolidation de la paix.
Jimmy MUHIMA, en appui aux autres panélistes, a tenu à rappeler que la redevabilité est un gage de confiance entre les organisations porteuses d’interventions et les communautés bénéficiaires ou alors clientes de l’action. Pour lui, des mécanismes accessibles et sûrs doivent être mis en place. Il a surtout tenu à rappeler aux partenaires de sortir des sentiers battus et de cultiver l’innovation, même dans la conception et la mise en place de ces mécanismes.
HROC tire en cette journée toute sa substance puisqu’elle rappelle les efforts qu’il a déjà consentis dans la recherche de la paix. Aujourd’hui encore, dans ce même élan, HROC continue de rehausser sa présence à travers le projet Amani na Maendeleo, à l’appel des communautés en détresse. Grâce à ce projet, HROC a doté les membres de la communauté de capacités en médiation communautaire qui leur ont permis de résoudre de manière pacifique autant de conflits dans leurs milieux, d’accompagner mentalement ceux qui sont les plus exposés au travers des ateliers de base en guérison des traumatismes, et enfin de les doter de moyens de relèvement économique par la création, l’accompagnement et l’appui aux Associations villageoises d’épargne et de crédit.
HROC rappelle ainsi qu’il réaffirme son engagement en faveur de la recherche de la paix malgré les défis polymorphes auxquels il se bute. Il encourage également les autres partenaires à déployer encore plus d’efforts pour arriver à une paix durable dans l’est de la RDC.
Jospin Chishugi,
chargé de programme HROC RDC